Prévention

Cancer du foie : prévention

Les statistiques démontrent que le nombre de personnes atteintes du cancer du foie est en hausse en France, cela depuis ces 20 récentes années.  Dans neuf cas sur dix, c’est la cirrhose du virus hépatite B ou C, ou encore la consommation de l’alcool, qui favorise la venue du cancer du foie.  Ce type de cancer se forme dans les cellules du foie.

L’alcoolisme et le cancer

Une personne ayant consommé de l’alcool sur une période de 10 à 15 ans ou ayant une atteinte virale est susceptible de développer une cirrhose.  Dans 10 à 20% des cas, celle-ci résulte dans la survenue du cancer du foie.  Chez l’homme, 4 verres d’alcool par jour et chez la femme 2 verres d’alcool par jour augmentent le risque de développement du cancer du foie.

Se protéger et se faire dépister

L’hépatite B ou C peut être transmise par voie sanguine ou sexuelle.  De nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont atteintes de cette affection.  Or, dans 50% des cas, les personnes souffrant d’hépatite C qui ont recours aux soins adaptés sont guéries, et dans 80% des cas d’hépatite B, il est possible d’arrêter la prolifération virale.  En revanche, il est possible de prévenir cette affection en ayant des relations sexuelles protégées, et d’augmenter les chances de guérison en se faisant dépister.

Prévention du cancer par l’alimentation

De nombreuses études sur le cancer effectuées par les experts dans le domaine ont démontré que certains aliments peuvent être efficaces dans la prévention de cette maladie. Ces aliments ont été pendant plusieurs années sujettes à des analyses pour établir le lien entre les nutriments qu’ils contiennent et le développement des cancers. Le cancer étant une maladie complexe, le rôle des aliments dans son traitement fut pendant la dernière décennie un sujet de controverse.

Fruits et légumes contre le cancer

Les cancérologues ont confirmé l’efficacité des fruits et des légumes dans la lutte contre le cancer. Ces derniers contiennent des éléments pouvant ralentir la progression de la maladie en empêchant la formation de nouvelles tumeurs. Les études ont démontré que les fruits peuvent réduire les risques des cancers de l’estomac, de la vessie, du larynx, du sein et du côlon.

Consommation régulière d’ail, d’oignons, de choux et de chicorée

L’ail, les oignons, les choux et des chicorées contiennent des molécules tels que les allyles des allium, ces derniers sont des antioxydants puissants,  idéales pour aider le corps à débarrasser des toxines. Ces aliments réduisent les risques de cancer du côlon et de l’estomac.

Aliments à réduire ou éviter

– Les viandes rouges et la charcuterie: ces aliments augmentent les risques de cancer. Il est conseillé de remplacer les viandes rouges par des fruits de mer tels que les poissons maigres et les crustacés.

– Évitez les aliments sucrés et riches en matières grasses.

Eviter le cancer du col de l’utérus

Annuellement, près de 3000 femmes sont diagnostiquées atteintes du cancer du col de l’utérus. Le taux de mortalité se chiffre quant à lui à 1000 décès. Cependant, il s’agit de l’un des cancers dont il est possible de prévenir. Dr Joseph Monsonego, gynécologue, tente d’apporter quelques éclaircissements sur les mesures préventives à adopter.

Mesures de préventioncancer de l'uterus

  • En fonction des préconisations officielles, le dépistage doit être suggéré tous les trois ans à toutes les femmes. En revanche, uniquement 10% des praticiens spécialistes suivent cette réglementation. D’autres plus motivés, se battent pour que les frottis de dépistage soient effectués plus régulièrement, selon les règles établies.
  • La vaccination s’avère efficace dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Elle est inoculée aux filles de 14 ans, préalablement à une éventuelle exposition aux virus HPV, jusqu’à l’âge de 23 ans (sur la base d’une absence de relations sexuelles ou des actes sexuels survenus il y a moins d’une année). La personne ne doit toutefois pas être exposée au virus pour l’efficacité escompté du vaccin.
  • Le préservatif, quant à lui, limite la contraction de l’IST (infections sexuellement transmissibles) mais ne parvient pas encore à diminuer les risques de cancer de col de l’utérus.
  • La consommation de tabac n’est pas à l’origine du cancer du col de l’utérus. Toutefois, un sevrage tabagique est fortement conseillé si ce type de cancer est diagnostiqué et traité, afin de diminuer les risques de resurgissement.