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Finances de PIP dans le collimateur de la justice
L’affaire PIP a éclaté en 2010 après que les prothèses mammaires ont été soupçonnées d’être à l’origine de nombreux cas de cancer continu de faire la une des actualités. La société doit maintenant répondre à plusieurs chefs d’accusations notamment d’abus de biens sociaux, de banqueroute frauduleuse, d’organisation frauduleuse d’insolvabilité, de blanchiment aggravé, de recel et de corruption. Les moyens financiers de la société sont aussi dans le collimateur de la justice.
Enquête judiciaire
Les finances de PIP feront l’objet d’une enquête judiciaire par le parquet de Marseille. Me Christine Ravaz, l’avocate d’une porteuse d’implants mammaires PIP, soupçonne les responsables de la société PIP incriminés dans l’affaire d’avoir des agissements corrompus. Elle a porté plainte devant le tribunal de grande instance de Marseille suite à la lenteur du tribunal de Toulon.
Demandes d’indemnisation rejetées
Jean-Claude Mas rejette les demandes d’indemnisation qui s’élèvent à 3 milliards d’euros. La société PIP a enregistré un chiffre d’affaires de 10 millions alors qu’elle perçoit depuis 2005, 300 000 euros par an en termes de jetons de présence. Les enquêteurs se posent tous la même question : où sont passés les millions de la société PIP? L’enquête suit son cours.
Leçons à tirer de l’affaire PIP
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rédigé le rapport en question avec la collaboration de la Direction générale de la santé (DGS). Le rapport met l’accent sur le manque de vigilance qui a conduit à un scandale au niveau mondial.
Points clés du rapport
Le rapport contient des données sur les inspections conduites à plusieurs reprises par l’Afssaps. Les inspecteurs de l’agence avaient levé le voile sur une pratique frauduleuse en ce qui concerne la fabrication et l’utilisation du gel non conforme. L’Afssaps a inspecté tous les distributeurs et fabricants de prothèses mammaires en France et il s’est avéré que la société PIP est la seule à être à l’encontre des règles de conformité.
Le ministre de la santé Xavier Bertrand projette de renforcer les lois en vigueur. L’Afssaps quant à elle vise à redoubler de vigilance et d’effort pour s’assurer qu’un produit est conforme aux règles avant sa commercialisation.